Emplacement
Datation
Type d'objet
Matériaux
Techniques
Inscriptions
"S[anc]tus Remigius Sanans Pueros Aegrotantes"
"Donum Philemonis Vetsuypens Anno 1933"
"S[anc]tus [...]mitis Remigius [...]"
"S[anc]tus Remigius Puer Reddens Visum Caeco"
"Donum Elisabeth Vetsuypens Anno 1933"
Identifiant Urban
Description
Les vitraux de la chapelle Saint-Rémi, située à la droite de
l’entrée principale de l’église, face à la chapelle baptismale, sont datés par
inscription de 1933 et ne sont pas signés. Ils sont financés par Elisabeth Vetsuypens
et Philemon Vetsuypens. Ce dernier pourrait être le frère d’Aline Vetsuypens,
qui offre un des vitraux du bas-côté nord, en l’honneur de ses parents (Saints Françoise Romaine, Charles-Borromée, Aline de Dilbeek / Eglise Saint-Rémi – Inventaire du patrimoine mobilier). Il doit s’agir de membres de la famille du curé Arthur Vertsuypens, qui
a suivi le chantier de construction puis d'aménagement de l'église pendant près
de cinquante ans. Ils auraient ainsi été sollicités par le curé pour être
donateurs.
L’un des deux vitraux montre saint Rémi guérissant les
enfants malades, et l’autre, saint Rémi enfant guérissant un aveugle. Cette
dernière scène fait référence à un épisode de la vie de saint Rémi : sa
naissance aurait été prédite par un ermite aveugle qui indique à sa mère que,
lorsqu’elle nourrira son fils, elle doit humecter ses yeux de son lait pour lui
rendre la vue.
La rosace surmontant le premier vitrail figure une colombe
apportant une jarre. Celle-ci se réfère probablement au miracle de la Sainte Colombe
ou de la Sainte Ampoule : une colombe aurait apporté à Rémi une ampoule
d’huile sainte pour bénir les rois de France, ampoule qui ne se vide jamais. L’ampoule
et la colombe sont des attributs du saint. Il s’agit de la seule référence
iconographique dans l’église Saint-Rémi de Molenbeek pouvant se rattacher à
l’épisode le plus connu de la vie de saint Rémi de Reims et le plus représenté :
celui du baptême de Clovis, roi des Francs. Cet épisode, tout comme celui
représenté sur l’autre vitrail (la guérison d’un aveugle), font bien évidemment
écho à deux épisodes de la vie du Christ.
Auteur de la notice : Noémie Petit (Urban.brussels).
Discussion




![Facture Fabrique de bronzes d'art et d'ameublement V[eu]ve J[ose]ph Coosemans, Rue du Marché aux Herbes, 54 (Bruxelles), 1902.<br>](https://collections.heritage.brussels/medias/66/objects/77/L_2022.059.jpg)




































