Datation
Type d'objet
Matériaux
Techniques
Lieu de création
Inscriptions
"Taymans Bruxelles" (au revers)
Dimensions
hauteur 151 cm — largeur 119 cm (cadre)
Numéro d'inventaire
Identifiant Urban
Description
Le peintre Louis
Joseph Taymans réalise en 1853 le portrait d’Homère Goossens (1823-1872). Ce
dernier, alors âgé de 36 ans, occupe à cette date le poste de professeur de
chant au Conservatoire royal de Bruxelles, dont il assurera, quelques années
plus tard, la fonction de directeur. Il figure également parmi les fondateurs,
en 1842, de la Société des chœurs d’Uccle (chorale masculine Guy d’Arezzo).
Homère Goossens s’installe à Uccle en 1865. Particulièrement impliqué dans la
vie uccloise, il est élu conseiller communal l’année suivante (de 1866 à 1872),
sous le mayorat de Louis Defré (1814-1880), dont « il se fit souvent
remarquer par ses interventions à propos de sujets littéraires et
artistiques » (voir R. Meurisse, 1986).
Ce portrait solennel est caractéristique des commanditaires bourgeois du XIXe siècle. La posture du corps, dite de la main dans le gilet, relative à l’eloquentia corporis antique, se veut conforme à la bienséance. Elle a été popularisée par Jean A.-D. Ingres (1780-1867) et Jacques-Louis David (1748-1825) dans les portraits qu’ils ont peints de Napoléon Bonaparte (1769-1821).
Louis J. Taymans a réalisé de nombreux portraits et scènes de genre à l’esthétique académique. Toutefois, peu d’informations sur le peintre nous sont parvenues. Retenons simplement qu’à l’occasion de l’Exposition d’Anvers en 1852, le journal l’Indépendance Belge ne tarit pas d’éloge sur l’artiste. Avec la plume caractéristique de son époque, le critique revient sur le travail du peintre, dont on imagine volontiers les portraits présentés, semblables à celui d’Homère Gossens (qui sera produit l’année suivante) : « Il n’y a pas seulement modification de manière ; il y a progrès chez M. Taymans. […] Il a quitté une manière conventionnelle pour se rapprocher de la nature. Sa peinture actuelle a des qualités plus solides qu’autrefois. […] Le coloris y est bien approprié au sujet ; les gris y dominent et forment une gamme tranquille en même temps que bien soutenue ».Auteur : Association du Patrimoine artistique, T. A. Besnard, 2024
Sources
Sur Homère Goossens :
« Intérieur », in L’Émancipation, 5 février 1853, p. 2.
« On nous écrit de Uccle », in L’Écho du Parlement, 23 juin 1867, p. 1.
LOWIES, J. « Raspail : une vie active, diversifiée et mouvementée », in Ucclensia, Revue Bimestrielle, janvier 2003, p. 19.
MEURISSE, R. Découvrez Uccle. Une mosaïque de rues et places, Raf. Meurisse Ed., Bruxelles, 1986, p. 70.
Sur l’œuvre :
FLECKNER U. « La rhétorique de la main cachée. De l’Antiquité au Napoléon, Premier Consul, de Jean-Auguste-Dominique Ingres », in Revue de l’art, n°123 /2000-4, p. 27-35.
Sur l’artiste :
« L’Exposition d’Anvers » in L’Indépendance Belge, 19 août 1852.
Discussion

































![Photo Jeune fille en tenue de communiante avec voile, gants et aumonière, photogr. Henri Becker (Gand - Anvers - Molenbeek-Saint-Jean), s.d. [début 20e s.].<br>](https://collections.heritage.brussels/medias/66/objects/77/PAKA_DELC_723_RECTO.jpg)


![Décoration funéraire en provenance du cimetière communal de Molenbeek-Saint-Jean : Double médaillon avec photos portraits d’un couple, bronze et porcelaine, s.d. [20e siècle].<br>](https://collections.heritage.brussels/medias/66/objects/77/V_2011.319_0021_web_double_medaillon_cimetiere.jpg)









