Datation

Entre 1868 et 1883 (Modèle de la statue de Namur, commandée en 1868)

Type d'objet

Style

romantisme

Dimensions

hauteur 215 cm — largeur 83 cm — profondeur 65 cm

Numéro d'inventaire

208

Identifiant Urban

38761
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Description

Sculpteur majeur du règne de Léopold Ier, dont il fut le statuaire attitré, et bourgmestre de Schaerbeek de 1852 à 1860, Guillaume Geefs réalisa les bustes officiels des membres de la famille royale, dont ceux du roi. Il reçut commande d’une statue équestre (1873, bronze, Anvers, Leopoldplaats) et de cinq grandes statues en pied du souverain : la première pour orner la salle des séances de la Chambre des Représentants (marbre, ht. 205 cm ; Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, inv. 3041) ; la seconde, en bronze, culmine depuis 1859 le sommet de la Colonne du Congrès ; la troisième décore l’hospice Pacheco, à Bruxelles (1864, pierre, ht. 225 cm) ; les deux dernières sont posthumes. Ce sont celles du Monument à la dynastie à Laeken (pierre, 1880) et de la Place Léopold à Namur (marbre blanc, Ht. 3 m). Commandée par la ville en 1868, elle est inaugurée le 10 octobre 1869. La statue de Schaerbeek est une version réduite en plâtre de cette dernière, et pourrait en être même le modèle.

Ces différentes statues en pied de Léopold Ier répondent toutes à un même schéma directeur. Le roi est représenté dans son uniforme d’apparat, composé du frac ajusté, à basques et au col raide, du pantalon de daim et de la cape, complétée des insignes de sa dignité, les épaulettes, le sabre, le grand cordon moiré en écharpe avec l’étoile de l’Ordre de Léopold. Toutes arborent les mêmes neuf décorations, parmi lesquelles on distingue le collier de l’Ordre de la Toison d’Or, la Croix de fer prussienne ou encore l’insigne de l’Ordre de la Jarretière. Si le roi pose invariablement la main gauche gantée sur le pommeau de son sabre, tantôt il tient son bicorne de la droite, tantôt il pose cette dernière, dégantée, sur la Constitution belge du 21 juillet 1830. C’est le cas des statues du Palais de la Nation, de l’hospice Pachéco, de Namur, et dès lors de Schaerbeek. Dans cette dernière version, le roi a la jambe droite légèrement avancée, mais surtout, il ne porte pas les hautes bottes à revers au-dessus du pantalon comme c’est le cas dans toutes les autres versions du portrait.

Auteur : Association du Patrimoine artistique, A. Jacobs, 2021

Sources

Sur l’œuvre :

Archives communales de Schaerbeek (Patrimoine artistique, XIII.A.02.S01.D080).

Sur l’artiste :

VOISIN, A., « Guillaume Geefs », Annales de l’école flamande moderne, 3e et 4e livraisons, veuve L. De Busscher-Braeckman, Gand, [1835], p. 41-44 .

MARCHAL, Ed., Essai sur la vie et les œuvres de Guillaume Geefs, F . Hayez, Bruxelles, 1886.

BARTHOLEYNS, E., Guillaume Geefs, sa vie et ses œuvres,  Henri Kremer, Schaerbeek, 1900.

THIEME, U. & BECKER, F., Allgemeines Künstler-Lexikon der Bildenden Künstler, XIII, E.A. Seemann, Leipzig,  1920, p. 321-322.

DEVIGNE, M., « Geefs (Guillaume) », Biographie nationale, xxx, suppl. t. II, 1959, col. 393-409.

COEKELBERGHS, D. & LOZE, P. (sous la direction de), Le Grand Hospice et le quartier du Béguinage, à Bruxelles, IRPA-Ministère de la Communauté française, Bruxelles,  1983, p. 344-350.

VALCKE, S., « Geefs, Guillaume », in VAN LENNEP, J, La Sculpture belge au 19ème siècle (éd.), II, Générale de Banque, Bruxelles, 2000, p. 415-417.

VAN LENNEP, J., Catalogue de la sculpture : artistes nés entre 1750 et 1882, Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, 1992,  p. 184-201.

VAN LENNEP, J., « Les statues et monuments de Bruxelles avant 1914 », dans  DEROM, P. (sous la direction de ), Les sculptures de Bruxelles,  Galerie Patrick Derom, Bruxelles, 2000, p. 42-48.

Cat. expo. Sculpter au crayon : Dessins de sculpteurs du XVIIe siècle à nos jours, KBR, Bruxelles, 2004, p. 80-85.

ENGELEN, C. & MARX, M., La sculpture en Belgique, III, Louvain,  2006, p. 1614-1623.

RÖMER, U., « Geefts, Willem (Guillaume) » in Allgemeines Künstler-Lexikon, 50, K.G. Saur, München-Leipzig, 2006, p. 527-528.

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Discussion