Datation

Entre 1875 et 1894

Type d'objet

Style

Art académique

Dimensions

hauteur 150 cm — largeur 100 cm — profondeur 80 cm

Numéro d'inventaire

221

Identifiant Urban

38773
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Description

Élève de Louis-Eugène Simonis (Liège 1810-Koekelberg 1882) à l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles, Albert Hambresin débuta sa carrière avec des sculptures à sujet intimiste, champêtre et social (Jeune pêcheuse, 1884, marbre, marché de l’art ), mais il produisit surtout des statues historicistes telle Charles V, roi des arbalétriers de Bruxelles. Cette dernière figura à l’Exposition universelle des Beaux-Arts d’Anvers de 1894 en même temps que plusieurs autres statues de l’artiste, dont Judith. Pour l’ensemble de ses envois, il obtint une médaille d’honneur de 2e classe. Judith fut réexposée à l’Exposition centennale de l’Académie de Bruxelles en 1900 et au cercle La Chrysalide.

Judith est assise sur une chaise dont le dossier est couvert du manteau qui a glissé de son corps pour en dévoiler les courbes. Sa nudité, le port du diadème et les bracelets ornant ses poignets rappellent qu’elle dut user de ses charmes pour séduire Holopherne, le général de Nabuchodonosor, envoyé à la tête de son armée châtier la Judée. Après avoir enivré le guerrier, qui s’endormit dans sa tente, elle lui trancha la tête pour le salut du peuple juif. Le poignard que la figure tient dans la main gauche fait allusion à ce sanguinaire épisode biblique.

Judith relève de l’art académique de la seconde moitié du XIXe siècle caractérisé par un goût pour les thèmes historiques, religieux ou orientalistes, une tendance à la monumentalité et à la sensualité et l’application stricte des règles de l’enseignement des écoles des Beaux-Arts. On retrouve la générosité des formes pleines du corps de Judith dans la figure centrale du groupe La Famille (1888, plâtre, Ht. 149 cm, Bruxelles, Musée royaux des Beaux-Arts de Belgique, inv. 6474), considéré par Jacques Van Lennep comme l’œuvre maîtresse du sculpteur (1990, p. 441).

Albert Hambresin a également réalisé une version en buste de sa Judith, avec la poitrine couverte, qui a été reproduite en bronze par la Compagnie des Bronzes (Ht. 33cm ; marché de l’art).

Auteur : Association du Patrimoine artistique, A. Jacobs, 2021

Sources

Sur l’œuvre :

Exposition Universelle des Beaux-arts 1894 :  Catalogue Général Illustré, Anvers, Société royale d'Encouragement des Beaux-Arts , 1894, n°503bis .

Exposition internationale de Bruxelles : Beaux-Arts : catalogue général, 1897, Bruxelles, Lyon-Claesen, 1897, n°644.

Académie royale des Beaux-Arts et École des arts décoratifs de Bruxelles : Exposition centennale 1800-1900, Bruxelles : imprimerie X. Havermans, 1900, n° 727.

ENGELEN-MARX, C., La sculpture en Belgique à partir de 1830, II, Leuven, C. Engelen & Mieke Marx, 2006, p. 1809.

Sur l’artiste :

THIEME, U. & BECKER, F., Allgemeines Künstlerlexikon der Bildenden Künstler, XV, Leipzig, E.A. Seemann, 1922, p 542.

VAN LENNEP, J., « Hambresin, Albert », in La sculpture belge au 19ème  siècle, II, Bruxelles, Générale de Banque, 1990, p. 441-443.

ENGELEN-MARX, C., La sculpture en Belgique à partir de 1830, II, Leuven, C. Engelen & Mieke Marx, 2006, p. 1806-1809.

RÖMER, U., « Hambresin, Albert (Albrecht), in Allgemeines Künstlerlexikon, 68, Walter de Gruyter, Berlin – New York, 2011, p. 421.

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Discussion