Datation

Entre 1840 et 1887

Type d'objet

Matériaux

Style

romantisme

Lieu de création

Schaerbeek

Dimensions

hauteur 51 cm — largeur 65 cm

Numéro d'inventaire

1089

Identifiant Urban

39552
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Description

Figure majeure de l’école de peinture romantique en Belgique, Louis Gallait, natif de Tournai, suivit à l'Académie de dessin de sa ville natale les cours de Philippe-Auguste Hennequin (Lyon 1762 – Leuze-en-Hainaut 1833), puis ceux de Mathieu-Ignace Van Brée (Anvers 1773 – Anvers 1839) à l’Académie des Beaux-Arts d’Anvers, pour se retrouver ensuite dans l’atelier de Paul Delaroche (Paris 1797 – Paris 1856) à Paris. C’est auprès de ce maître qu’il trouva sa voie de peintre d’Histoire. Il employa les tonalités chaudes de la tradition coloriste de l’école flamande afin d’augmenter l’intensité dramatique. Louis Gallait fut également un portraitiste recherché et un peintre de genre. Le 19 mars 1844, il épouse Hippolyte-Simone Picke et le couple s'installe à Schaerbeek. La notoriété de Louis Gallait lui vaut de nombreuses nominations dans les sociétés savantes. Il fut ainsi membre de l'Académie impériale des Beaux-Arts à Vienne et à Berlin, ainsi que directeur puis président, en 1871 et 1880, de la classe des Arts de l’Académie royale de Belgique. En octobre 1862, il refuse le titre nobiliaire de baron que lui offre le roi Léopold Ier.

Aucune nature morte n’est répertoriée dans l’œuvre de Louis Gallait. De là l’intérêt du tableau de Schaerbeek. Le peintre s’est plié au genre. Disposés adroitement sur une table, trois pommes jaunes, une casserole en terre vernissée et un bras de lampe en argent semble-t-il, captent la lumière et se détachent devant une lourde tenture rouge qui sert d’arrière plan. Leurs formes sphériques ou galbées, les tonalités chaudes pour les premiers, et froides pour le dernier, apportent un certain dynamisme à la composition. Le rendu des matières et le velouté de la facture témoignent du talent de Louis Gallait, lequel a poussé la subtilité de la représentation jusqu’à représenter le reflet des trois pommes dans la sphère métallique voisine.

Auteur : Association du Patrimoine artistique, A. Jacobs, 2022

Sources

SULZBERGER, M., Louis Gallait, imprimerie veuve Monnom, Bruxelles, 1889.

HENNE, A., Louis Gallait, Charles Rozez éditeur, Bruxelles,1891.

SOLVAY, L., Notice sur Louis Gallait, membre de l’Académie, Annuaire de l’Académie royale de Belgique, Classe des Beaux-Arts, 1919.

LE BAILLY DE TILLEGHEM, S., « Gallait (Louis-Joseph) », Biographie nationale, 40, Émile Bruylant, Bruxelles, 1977,  col. 327-339.

LE BAILLY DE TILLEGHEM, S., Louis Gallait (1810-1887) : la gloire d'un romantique, Crédit communal de Belgique, Bruxelles, 1987.

GOFFART, A.,  « Gallais, Louis », SAUR, Allgemeines Künstler-Lexikon, K.G. Saur, München-Leipzig, 2005, p. 524-525.

Crédits

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