Datation
Type d'objet
Techniques
Dimensions
Numéro d'inventaire
Identifiant Urban
Description
Louise Danse réalise le portrait de son
père Auguste (1829-1929) au travail. Le graveur est ici représenté de profil,
face à son chevalet, sur lequel il a commencé à esquisser une silhouette
masculine. La gravure, qui a été produite selon le procédé de l’eau-forte, n’a
pas été datée par son autrice, mais nous supposons qu’elle a été tirée dans les
années 1920, quelque temps avant le décès de son « auguste » père.
L’intérieur de l’atelier ucclois décoré de gravures et autres dessins sur ses
murs permet à l’aquafortiste de créer un effet de mise en abyme, autrement dit,
de « tableaux dans le tableau ». Bien entendu, il est laborieux d’identifier
les œuvres esquissées, mais nous devinons des formes semblables aux Dunes,
vers Systra et Ruisseau à Oostkerke (Knocke) gravés par Auguste
Danse (ca. 1912).
Pourrait-on voir un hommage de Louise
Danse à son apprentissage de la gravure ? Comme la formation de cet
« art d’agrément » l’exigeait pour les femmes, elle a réalisé bon
nombre de gravures dites de reproductions, comme Dans l’atelier (d’après
Alfred Stevens) (s. d.).
Louise Danse a pu mener une carrière
professionnelle dans un milieu artistique éminemment masculin à la faveur d’un
environnement familial, puis marital, qui ne peut être omis. En effet, filles
d’Auguste Danse et d’Adèle Meunier (1826-1899), Louise et sa sœur ainée Marie
(1866-1942) figurent parmi les premières femmes à se former à la gravure à
l’Académie des Beaux-Arts de Mons, dont l’institution est alors dirigée par
leur père. Par la suite, Marie et Louise épousent respectivement les hommes
politiques et de lettres Jules Destrée (1863-1936) et Robert Sand (1876-1936).
Auteur : Association du Patrimoine artistique, T. A. Besnard, 2024
Sources
Sur l’œuvre :
Archives de la Commune d’Uccle – Boîte CCU-8-11 « Œuvres d’art DONS – 2000-2011 ».
Sur l’artiste :
DUPIERREUX, R. « Auguste Danse, à Knocke », in Revue Wallonia, n°20, 1912, p. 460-479.
CREUSEN A. Femmes artistes en Belgique, XIXe et début XXe siècle, L’Harmattan, Paris, 2007.
FOUCHER ZARMANIAN, C. « "Aux femmes surtout la gravure". La reproduction dans l’œuvre de Marie (1866-1942) et Louise Danse (1867-1948), artistes symbolistes », Nouvelles de l’estampe, 249, 2014, en ligne : https://journals.openedition.org/estampe/662, consulté le 26 novembre 2024.
PIETTE, V., RASSART-DE BERGH, M. « Danse, Marie », in Dictionnaire des femmes belges. XIXe et XXe siècles, Racines, Bruxelles, 2006, p. 133-134.
« Chronique d’art - de Bruxelles. Au
Salon de l’estampe », in L’Art Flamand et Hollandais. Revue mensuelle
illustrée, t. 13, janv.-juin 1910, p. 35.
Discussion










![Carte-vue Place de la Duchesse de Brabant (Molenbeek-Saint-Jean), église Sainte-Barbe et Hospice pour vieillards, s.éd., s.d. [vers 1910].<br>](https://collections.heritage.brussels/medias/66/objects/77/PAKA_DELC_807_RECTO.jpg)





![Photo Société Royale Harmonie Philanthropique (Molenbeek-Saint-Jean) en cortège, photogr. Keystone-View-Company, s.d. [1938].<br>](https://collections.heritage.brussels/medias/66/objects/77/SF_2011.0337-.jpg)

























![Edouard Moreels, Maria [la Vierge Marie], linogravure, 1923.](https://collections.heritage.brussels/medias/66/objects/77/248-WEB-Momuse.jpg)






