Datation

1996

Matériaux

Inscriptions

"En hommage aux résistants du Groupe G et à tous ceux qui, au-delà des barrières idéologiques, se sont levés contre la négation de l’homme et le silence imposé à la pensée humaine" (inscription sur plaque ronde)
"1996 - Les étudiants de l'U.L.B." (inscription sur le côté du plaque ronde)

Dimensions

hauteur 5 cm — largeur 600 cm — profondeur 400 cm (socle)
hauteur 160 cm — largeur 190 cm — profondeur 190 cm (sculpture)
hauteur 5 cm — largeur 80 cm — profondeur 80 cm (plaque)

Numéro d'inventaire

C099

Identifiant Urban

86515
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Description

Ce monument a été érigé en 1996 par le bureau des étudiants de l’Université libre de Bruxelles (ULB) pour le 50e anniversaire de la réouverture de l’université. Par cette initiative, les étudiants ont rendu hommage au Groupe G, ou Groupe général de sabotage de Belgique : un groupe de résistance fondé en 1941 et composé d’étudiants et d’anciens étudiants de l’ULB. Sous la direction de l’ingénieur Jean Burgers (1917–1944), le groupe mena, durant toute la Seconde Guerre mondiale, une résistance active contre le régime nazi en sabotant des infrastructures industrielles et en organisant des actions de libération. Le Groupe G est considéré comme le groupe de sabotage le plus efficace de la Seconde Guerre mondiale en Belgique.

Le bureau des étudiants souhaitait faire réaliser le monument sans puiser dans le budget de l’ULB. Des fonds ont donc été recherchés et des bureaux d’architecture ont été sollicités afin d’élaborer des projets à des coûts très réduits. L’ensemble de ces démarches a abouti au monument qui se trouve encore aujourd’hui dans le petit parc situé entre le bâtiment U et la faculté des Sciences appliquées, sur le campus du Solbosch de l’ULB.

Le monument est une construction abstraite composée d’un damier de carreaux sur lequel est placée une pyramide, marquée de la lettre « G ». La pyramide, symbole important de la franc-maçonnerie, représente les valeurs pour lesquelles les résistants se sont battus, à savoir la liberté, la tolérance et la démocratie. e tracé sur les dalles fait quant à lui référence à un autre symbole des francs-maçons : l’équerre. Un disque portant une inscription commémorative ainsi que douze poteaux saillants, tous deux en acier inoxydable, symbolisent les résistants tombés et complètent le monument. L’inscription commémorative est inspirée d’une déclaration de 1937 du cercle du libre examen.

Depuis sa création, le monument occupe également une place importante dans les pratiques et traditions immatérielles de l’ULB. Ainsi, il fait, avec notamment les statues de Pierre-Théodore Verhaegen et de Francisco Ferrer, partie des commémorations qui ont lieu dans la matinée lors de la Saint-Verhaegen : la fête et la commémoration du fondateur libéral de l’ULB et de la VUB, le 20 novembre. La Saint-Verhaegen, également appelée Saint-V, est inscrite à l’inventaire du patrimoine culturel immatériel de la Région de Bruxelles-Capitale.

Sources

CLERBOIS, S., Chemins de la mémoire : parcours à travers le patrimoine sculpté de l’Université Libre de Bruxelles, Bruxelles : Université Libre de Bruxelles (ULB, Faculté de Philosophie et Lettres), S.d., p.48-49.

Jean Burgers, VUB, https://www.vub.be/nl/dienstverlening-op-de-vub-campus-etterbeek-en-jette/verzetspad/jean-burgers, consulté 23/12/2025.

Histoire de l’ULB – Seconde guerre mondiale, ULB Bibliothèques & Information Scientifique, https://bib.ulb.be/fr/documents/digitheque/institutionalia/histoire-de-lulb/historique/histoire-de-lulb-seconde-guerre-mondiale, consulté 23/12/2025.



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