Emplacement
Type d'objet
Matériaux
- matières minérales > pierre > marbre (noir avec veines blanches)
- matières minérales > pierre > marbre (jaune)
- matières minérales > pierre > marbre (blanc)
- matières minérales > pierre > marbre (rouge)
- métal (rampe et balustrade)
- matière végétale > bois (intérieur de la cuve)
Techniques
Inscriptions
Dimensions
largeur 261 cm (largeur de l'escalier)
largeur 74 cm (un des côtés de hexagone)
hauteur 47 cm — largeur 40 cm (dimensions d'un bas relief sans encadrement)
Identifiant Urban
Description
Cette chaire de vérité remplace celle utilisée durant les
premières années d’ouverture de l’église. Elle provenait vraisemblablement de la
chapelle Sainte-Anne, anciennement située à l’angle de la rue de la Montagne et
de la rue des Singes. Construite en 1519 et expropriée au début du XXe siècle,
cette chapelle a temporairement servi de cinéma, pour ensuite être démolie en
1927 lors des travaux de la jonction nord-midi. Plusieurs éléments de mobilier
liturgique – bancs de communion, maître-autel et chaire de vérité, d’un style
baroque tendant vers le néo-classicisme – provenant de la chapelle Sainte-Anne auraient
donc été réutilisés provisoirement à l’église Saint-Rémi, en attendant la
possibilité de financer un mobilier neuf. La provenance de ce mobilier, resté
en place à Saint-Rémi au moins jusqu’en 1921 et aujourd’hui disparu, est
attestée par une lettre de la Commission royale des Monuments, datée du 6
octobre 1915 et adressée au Conseil de Fabrique de l’église Saint-Rémi.
L’actuelle chaire de vérité est constituée de plusieurs marbres
colorés, et se rapproche stylistiquement du mobilier qui aurait été placé dans
l'église durant l’entre-deux-guerres, tel que l'autel du bras de transept sud, les fonts
baptismaux et le maître-autel. D’une sensibilité s’approchant
de l’Art Déco, ce mobilier s’accorde malgré tout avec le lieu. Le travail de la
matière est d’une exécution plus sèche et moins raffinée que les éléments des
années 1910, les moulurations et ornementations sont moins abouties et
minutieuses, mais par sa prestance visuelle, ce mobilier demeure marquant et
cohérent dans son environnement. Il ne peut être exclu que Chrétien Veraart ait
également conçu ces éléments. Un dessin d’une chaire de vérité, signé par
Veraart et daté du 18 juillet 1908, est conservé. Son projet est d’un style
différent du meuble effectivement réalisé, davantage historiciste. Après-guerre,
ce dessin étant devenu stylistiquement obsolète, il est possible de Veraart ait
conçu un nouveau projet de chaire de vérité.
La cuve, de forme hexagonale, est ornée de quatre panneaux
avec des représentations en bas-relief des évangélistes, avec leur attribut et
un phylactère renseignant leur nom. Les reliefs sont en marbre blanc et les
fonds sont martelés et dorés. Les inscriptions des phylactères sont gravées et
les cavités sont couvertes d'une dorure d'un aspect visuel plus chaud que la
dorure des fonds.
Auteur de la notice : Noémie Petit (Urban.brussels).
Sources
Archives de la Commission royale des Monuments et Sites.
Discussion














![Photo Personnel de la fabrique d'impairs Au Roi du Caoutchouc, Rue des Etangs noirs, 97-101 (Molenbeek-Saint-Jean), studio Photo Acta (Schaerbeek), s.d. [années 1950-1960].<br>](https://collections.heritage.brussels/medias/66/objects/77/PAKA_2023.038.jpg)






















