Emplacement

SRM - transept

Matériaux

Inscriptions

"Beati qui audiunt verbum Dei et custodiunt illud. Luc.XI,28."

Dimensions

hauteur 211 cm — largeur 148 cm
largeur 261 cm (largeur de l'escalier)
largeur 74 cm (un des côtés de hexagone)
hauteur 47 cm — largeur 40 cm (dimensions d'un bas relief sans encadrement)

Identifiant Urban

106017
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Description

Cette chaire de vérité remplace celle utilisée durant les premières années d’ouverture de l’église. Elle provenait vraisemblablement de la chapelle Sainte-Anne, anciennement située à l’angle de la rue de la Montagne et de la rue des Singes. Construite en 1519 et expropriée au début du XXe siècle, cette chapelle a temporairement servi de cinéma, pour ensuite être démolie en 1927 lors des travaux de la jonction nord-midi. Plusieurs éléments de mobilier liturgique – bancs de communion, maître-autel et chaire de vérité, d’un style baroque tendant vers le néo-classicisme – provenant de la chapelle Sainte-Anne auraient donc été réutilisés provisoirement à l’église Saint-Rémi, en attendant la possibilité de financer un mobilier neuf. La provenance de ce mobilier, resté en place à Saint-Rémi au moins jusqu’en 1921 et aujourd’hui disparu, est attestée par une lettre de la Commission royale des Monuments, datée du 6 octobre 1915 et adressée au Conseil de Fabrique de l’église Saint-Rémi.

L’actuelle chaire de vérité est constituée de plusieurs marbres colorés, et se rapproche stylistiquement du mobilier qui aurait été placé dans l'église durant l’entre-deux-guerres, tel que l'autel du bras de transept sud, les fonts baptismaux et le maître-autel. D’une sensibilité s’approchant de l’Art Déco, ce mobilier s’accorde malgré tout avec le lieu. Le travail de la matière est d’une exécution plus sèche et moins raffinée que les éléments des années 1910, les moulurations et ornementations sont moins abouties et minutieuses, mais par sa prestance visuelle, ce mobilier demeure marquant et cohérent dans son environnement. Il ne peut être exclu que Chrétien Veraart ait également conçu ces éléments. Un dessin d’une chaire de vérité, signé par Veraart et daté du 18 juillet 1908, est conservé. Son projet est d’un style différent du meuble effectivement réalisé, davantage historiciste. Après-guerre, ce dessin étant devenu stylistiquement obsolète, il est possible de Veraart ait conçu un nouveau projet de chaire de vérité.

La cuve, de forme hexagonale, est ornée de quatre panneaux avec des représentations en bas-relief des évangélistes, avec leur attribut et un phylactère renseignant leur nom. Les reliefs sont en marbre blanc et les fonds sont martelés et dorés. Les inscriptions des phylactères sont gravées et les cavités sont couvertes d'une dorure d'un aspect visuel plus chaud que la dorure des fonds.

Auteur de la notice : Noémie Petit (Urban.brussels).

Sources

Archives de la Commission royale des Monuments et Sites.

Crédits

Discussion