Emplacement

SRM - Chœur

Style

Art Déco

Inscriptions

"Inde... loquar ad te"
"Ex adipe frumenti"
"Panes offerent deo"
"Calix quodeus sumit ur"
"Sanguis meus vere est potus"
"Agnus qui occisus est"
"Ecce Agnus Dei"
"Fac serpentem aeneum"
"De fructus vini"
"Facies et candela : Brum"

Dimensions

hauteur 88 cm — largeur 311 cm — profondeur 46 cm

Identifiant Urban

106030
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Description

Ces bancs de communion remplacent les bancs utilisés dans les premières années d’ouverture de l’église. Ceux-ci provenaient vraisemblablement de la chapelle Sainte-Anne, anciennement située à l’angle de la rue de la Montagne et de la rue des Singes. Construite en 1519 et expropriée au début du XXe siècle, cette chapelle a temporairement servi de cinéma, pour ensuite être démolie en 1927 lors des travaux de la jonction nord-midi. Plusieurs éléments de mobilier liturgique – bancs de communion, maître-autel et chaire de vérité, d’un style baroque tendant vers le néo-classicisme – provenant de la chapelle Sainte-Anne auraient donc été réutilisés provisoirement à l’église Saint-Rémi, en attendant la possibilité de financer un mobilier neuf. La provenance de ce mobilier, resté en place à Saint-Rémi au moins jusqu’en 1921 et aujourd’hui disparu, est attestée par une lettre de la Commission royale des Monuments, datée du 6 octobre 1915 et adressée au Conseil de Fabrique de l’église Saint-Rémi.

Les bancs actuels, séparant la nef du chœur, sont constitués de plusieurs marbres colorés, et se rapprochent stylistiquement du mobilier qui aurait été placé dans l'église durant l’entre-deux-guerres, tel que la chaire de vérité, les fonts baptismaux et l’autel du bras de transept sud. D’une sensibilité s’approchant de l’Art Déco, ce mobilier s’accorde malgré tout avec le lieu. Le travail de la matière est d’une exécution plus sèche et moins raffinée que les éléments des années 1910, les moulurations et ornementations sont moins abouties et minutieuses, mais par sa prestance visuelle, ce mobilier demeure marquant et cohérent dans son environnement. Il ne peut être exclu que Chrétien Veraart ait également conçu ces éléments, ses dessins des années 1910, d’une tendance néogothique affirmée, étant devenus stylistiquement obsolètes.

Chacun des deux bancs est divisé en trois sections, comprenant chacune trois colonnettes entières et deux colonnettes engagées, supportant des arcs d'ogive. Quatre pilastres structurent le banc et séparent les sections de colonnettes. Les pilastres sont ornés, dans le haut, d'un symbole sculpté en bas-relief et recouvert de dorure, lié au sacrement de l’Eucharistie et souvent représentés sur les bancs de communion : grappe de raisins, chandelier, agneau vexillifère, serpent d’airain, pélican, agneau de l’Apocalypse, pain de proposition, calice surmonté de l’hostie, arche d’Alliance et épis de blé. Une phrase, issue des textes bibliques, est gravée sur une plaque de marbre blanc positionnée sous chaque symbole.

Auteur de la notice : Noémie Petit (Urban.brussels).

Sources

Archives de la Commission royale des Monuments et Sites.

Crédits

Discussion