Emplacement

bd de la Woluwe, Woluwe-Saint-Pierre

Datation

Entre et 1975 (inauguré le 21 juin 1975)

Matériaux

Inscriptions

"JOSE DE SAN MARTIN / 1778-1850 GENERALISIMO DEL EJERCITO /DE LA REPUBLICA DEL PERU/Y FUNDDOR DE SU LIBERTAD CAPITAN GENERAL DE LA/ REPUBLICA DE CHILE BRIGADIER GENERAL DEL / CONFEDERACION ARGENTINA EN EL ULTIMO RINCON DE LA TIERRA/EN QUE ME HALLE ESTARE PRONTO/A SACRIFICA MI EXISTENCIA POR LA/LIBERTAD JOSE DE SAN MARTIN" (façade du monument)
"LA VILLE DE BUENOS AIRES EN RECONNAISSANCE/A L'HOSPITALITE DE BRUSSELLES/ICI VECUT SAN MARTIN ENTRE 1824 ET 1831" (sur le côté gauche, blasons de la Belgique et de l'Argentine)
"A l'occasion du colloque international "LE GENERAL JOSE de SAN MARTIN EN BELGIQUE" Palais des Académies, Bruxelles les 12 et 13 juin 1998 Général Diego A. Soria / Jacques Vandehaute / Mario Campora Institut National San martinien / Bourgmestre / Ambassadeur de la République Argentine / Woluwe-Saint-Pierre / de la République Argentine " (plaque de cuivre fixée sur le socle)
"Carlos Campolonghi y hijos Buenos Aires" (marque du fondeur)

Dimensions

hauteur 350 cm

Numéro d'inventaire

WSP0260

Identifiant Urban

44198
voir plus

Description

Ce monument est une statue équestre en bronze du général José de San Martín (1778-1850). Il s’agit d’une copie d’une œuvre du sculpteur français Louis Joseph Daumas, inaugurée en 1860 dans la capitale chilienne, Santiago. En 1862, une deuxième version de la même statue fut réalisée et installée à Buenos Aires. Cette version fut ensuite largement reproduite et se retrouve aujourd’hui dans plusieurs grandes villes, notamment Lima, Bogota, New York, Mexico, Washington D.C., Madrid, Paris et Bruxelles.

Le monument représente le général, vêtu d’un uniforme de son époque, monté sur un cheval cabré et levant le bras droit vers le ciel. La représentation est particulièrement honorifique : la statue équestre était traditionnellement réservée aux souverains ou aux chefs militaires victorieux. Le socle monumental en granit rose souligne encore ce prestige. Le geste du bras levé est symbolique et renvoie, comme dans le cas de la statue équestre de l’empereur romain Marc Aurèle (121-180), à la clémence et à la dignité ; dans d’autres contextes, il peut également exprimer une dynamique ou une orientation déterminée.

Le général José de San Martín fut, aux côtés de Simón Bolívar (1783-1830) et de Bernardo O’Higgins (1778-1842), l’un des principaux « Libertadors » (ou libérateurs), leaders des guerres d’indépendance sud-américaines contre la puissance coloniale espagnole. Né en Uruguay dans une famille noble espagnole, il grandit en Espagne où il reçut une formation européenne. Il servit comme officier dans l’armée espagnole jusqu’en 1811, notamment durant la guerre contre Napoléon. Après avoir été initié à la franc-maçonnerie en Angleterre, il retourna à Buenos Aires et fonda en 1812 la Loge de Lautaro, une organisation révolutionnaire qui joua un rôle crucial dans la lutte pour l’indépendance de l’Argentine. Son objectif principal était de vaincre les troupes espagnoles et de réaliser l’émancipation de l’Amérique du Sud. Il participa aux campagnes de libération de l’Argentine, du Chili et du Pérou, mais est généralement considéré comme le « Père de la Nation » en Argentine.

Après le décès de son épouse et en raison de conflits internes entre fédéralistes et unitaristes argentins, San Martín quitta volontairement l’Amérique du Sud en 1824 et s’installa en Europe, notamment à Bruxelles. Il résida d’abord à l’Hôtel de la Croix-Blanche, rue Fossé-aux-Loups , puis dans une maison de la rue de la Fiancée, où une plaque commémorative fut apposée en 1950. Pour rester discret, il utilisait le pseudonyme José Juan Marcelis. En 1828, il retourna brièvement à Buenos Aires, mais, en raison de la situation politique, il repartit rapidement pour l’Europe. Après un passage en Angleterre et en France, il revint à Bruxelles en septembre 1829. La Révolution belge le contraignit toutefois à se réfugier à Boulogne-sur-Mer, où il vécut jusqu’à sa mort en 1850.

La statue est aujourd’hui située à Woluwe-Saint-Pierre, où le général passa sept années de son exil. Elle fut offerte par le gouvernement argentin et inaugurée officiellement le 21 juin 1975.

Sources

L.N., « Une statue équestre du général San Martin à Woluwe-Saint-Pierre », Le Soir, 13 avril 1975.

G. VANOBBERGEN, Les monuments de Woluwe-Saint-Pierre, Bruxelles, Commune de Woluwe-Saint-Pierre, 1981.

José de San Martín en Belgique, 2017, https://ebelg.cancilleria.gob.ar/fr/node/3917, geraadpleegd 16/02/2026.

Monument à José de San Martin-Woluwe-Saint-Pierre, 2019, https://be-monumen.be/patrimoine-belge/monument-a-jose-de-san-martin-woluwe-saint-pierre/, consulté 16/02/2026.

https://www.woluwe1150.be/culture-et-loisirs/histoire-patrimoine/emonuments-fontaines/

Crédits

Discussion