Datation

1964

Type d'objet

Matériaux

Style

Art déco

Inscriptions

"A. Vriens" (signature : sur la base - gravé)
"(19)64" (datation : sur la base - gravé)
"2/6" (numérotation : sur la base - gravé)

Dimensions

hauteur 33 cm — largeur 17 cm — profondeur 20 cm

Numéro d'inventaire

113S

Identifiant Urban

66239
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Description

Le sculpteur Antoine Vriens fut élève d’Isidore De Rudder et de Paul Du Bois à l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles, puis de Léandre Grandmoulin et de Maurice Lefèbvre à l’Académie de dessin de Saint-Gilles. Prix de Rome en 1929, il remporte des médailles aux expositions internationales de Milan de 1936 et de Paris de 1937. 

Son oeuvre appartient au courant artistique du « retour au style » qui traverse l’art occidental de l’Entre-deux-guerres, et dont les caractéristiques sont une recherche de clarté et d’équilibre de formes pleines. Vriens ne cachait pas son admiration pour les Français Aristide Maillol et Charles-Albert Despiau. Il fut un partisan d’une esthétique qui rejette toute intention expressive et qui ne prétend rien traduire d’autre que la beauté et l’émotion qui viennent habiter la forme belle et épurée, ainsi que la « spiritualité de la matière » pour reprendre ses mots (Cadiran 1956, p. 14). Pour Vriens, l’artiste, placé en face du matériau qu’il a choisi, « n’a pas seulement à en tirer la forme qui, par le juste rapport des volumes, en fera une œuvre belle, il doit de plus y inscrire une pensée qui l’animera et lui donnera cette vie sans laquelle il n’est point d’oeuvre valable »  (id.). Artiste rattaché également à la tendance animiste qui imprègne également l’art des années 1920 et 1930, la sculpture, selon lui, doit encore être une invitation à la méditation. Tout au long de sa carrière, il s’efforcera d’atteindre, comme il l’explique encore, « l’immobilité  qui donne à l’œuvre la sensation de mouvement arrêté, purement idéal, qui précède l’achèvement de l’action, de l’acte » (id., p. 15).

La Femme nue agenouillée de Saint-Gilles est révélatrice de son intérêt constant pour la figure féminine dont il a fait le principal sujet de ses travaux. Une statuette semblable, en bronze également (cachet de la fonderie Bronzart F. Amici, Mendrisio), mais légèrement plus grande (Ht. 38,5 cm) et datée de 1966, est passée dans la salle des ventes Ferraton, à Bruxelles, le 4 octobre 2019 (lot 409).

Auteur : Association du Patrimoine artistique, A. Jacobs, 2021

Sources

Sur Antoine Vriens :

CARDIRAN, J., « Antoine Vriens », in Le Cahier des Arts : Revue bimestrielle, 10, 15 janvier 1956, p. 14-15.

JACOBS, A., Sculpter au crayon: dessins de sculpteurs du XVIIe siècle à nos jours, cat. exp. Bruxelles, Bibliothèque royale de Belgique, Chapelle de Nassau, du 17 novembre 2004 au 8 janvier 2005, p. 172-173.

ENGELEN, C. et MARX, M., La sculpture en Belgique à partir de 1830, VII, 2006, p. 4102-4107.

Voir la fiche originale de cet objet : balat.kikirpa.be

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