Emplacement

Non exposé

Datation

s.d. (ca 1929)

Type d'objet

Inscriptions

"Groupe II - Section 5 / Char de l'Enfer / N° 461 à 489" (en haut à gauche)

Dimensions

hauteur 77 cm — largeur 118 cm

Numéro d'inventaire

inv. 188

Identifiant Urban

108642
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Description

Eugène Canneel nous offre ici une première vision de son char de l’Enfer, débridée, tumultueuse, bouillonnante et agitée. Les petits diablotins maléfiques empruntent leur allure hybride aux créatures de Jérôme Bosch et de Breughel. Grinçants, sardoniques, ils entraînent les pauvres mortels vers les tourments de la damnation éternelle. Surmontée par la figure de Satan, brandissant une fourche, la porte de l’Enfer s’ouvre sur le brasier de tous les supplices. Canneel a, lui aussi, fait deux petites représentations de son char vu de profil et de dos afin d’en donner l’allure générale. La gravure du livret-programme montrant le projet tel que réalisé joue sur la couleur rouge et sur une uniformisation des diablotins. Censé évoquer la place des superstitions et des croyances populaires dans les anciens ommegangs, le char clôture le groupe 2, celui de la Ménagerie et des Géants.

Né au sein d’une importante famille d’artistes (son grand-père était le peintre Théodore Joseph Canneel, directeur de l’Académie des Beaux-Arts de Gand, son père était architecte, ses frères et sœur étaient également peintres, sculpteurs et dessinateurs), Eugène Canneel se forme à l’Académie de Saint-Gilles et à l’Académie des Beaux- Arts de Bruxelles. Parmi ses professeurs figurent Alfred Cluysenaar, Alphonse de Tombay, Julien Dillens, Charles Van der Stappen et Victor Rousseau. Membre du Cercle artistique et littéraire de Bruxelles, membre associé de la Société nationale des Beaux-Arts de Paris, Eugène Canneel est essentiellement un sculpteur. En 1925, il participe à l’Exposition des Arts décoratifs et y présente une œuvre intitulée Joie du printemps qui est primée. Egalement médailliste, il exécute en 1930 une médaille pour le 550e anniversaire de la gilde des arbalétriers de Saint-Georges de Bruxelles. La même année, Eugène Canneel réalise le char de l’Enfer c. Cette mélodramatique composition, couronnée d’une impressionnante représentation de Satan, était censée évoquer la place des superstitions et des croyances populaires dans les anciens ommegangs. 

Auteur : J.-P. Heerbrant
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