Emplacement

Non exposé

Datation

s.d. (ca 1929)

Type d'objet

Techniques

Inscriptions

"Langaskens" (au milieu du pilône de gauche)
"figure devant le char / derrière les chevaux" (en bas à droite )
"Ommegang * oppidi * Bruxellensis" (cachet en bas à droite)

Dimensions

hauteur 44 cm — largeur 28 cm

Numéro d'inventaire

inv. 196

Identifiant Urban

108897
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Description

Il existe quatre dessins de Langaskens représentant des soldats qui appartiennent au même groupe. On a l’impression qu’il s’agit d’un premier projet, non retenu, destiné au Char de l’Arrivée de la statue de Notre-Dame à Bruxelles où, celle-ci, est accueillie par les Arbalétriers, réalisé par Paul Cauchie. Même escouade de soldats sagement és sur l’avant du char, même type d’équipement militaire évoquant le XIVe siècle, même solennité dans l’allure. Mais surtout, même
silhouette figée se détachant sur l’entrée d’une muraille. Cette correspondance ne peut pas être anodine, cet élément caractéristique ne se retrouve nulle part ailleurs.
Cauchie a donc succédé à Langaskens. Pourquoi? Impossible à dire, les archives qui nous restent ne permettent pas d’invoquer une raison. A regarder mieux, on constate l’absence d’arbalètes chez Langaskens. Serait-ce là le motif du rejet? C’est peu plausible. Il aurait été très simple de remplacer les lances, les épées et les goedendag par des arbalètes sans altérer l’ensemble. Quoi qu’il en soit, les esquisses de Langaskens sont loin d’être sans mérite. Leur caractère hiératique dégage une plus grande force, une atmosphère plus prégnante que le projet de Cauchie, lequel est plus "aimable" et plus anecdotique. Les silhouettes de Langaskens, figées et sombres dans leur rigidité, engendrent presque un sentiment diffus d’appréhension chez le spectateur.

À la fois peintre, dessinateur, aquarelliste, graphiste et illustrateur, Maurice Langaskens commence ses études à l’École des Arts décoratifs de Paris pour les poursuivre à l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles sous l’égide de Constant Montand (1901-1905). À partir de 1907, il est membre du groupe Pour l’Art et à cette époque, ses compositions aux figures idéalisées baignent dans une atmosphère poétique, non exempte de l’influence de Puvis de Chavanne et des Préraphaélites. Il passe la Première Guerre mondiale comme prisonnier dans les camps de Göttingen et Münsterlager. Marqué par cette expérience, il retrouve assez vite son dynamisme originel. Sa peinture qui tend désormais à l’expressivité témoigne d’un talent puissant pour le dessin. Egalement renommé en tant qu’aquafortiste, il participe régulièrement dans l’entre-deux-guerres aux expositions du groupe La gravure originale belge.

Auteur : J.-P. Heerbrant
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