Datation
Type d'objet
Ensemble
Le vallon du Kamerdelle
Dernier vestige de la sablonnière de l'avenue de Floréal (ciel clair)
Portrait du peintre Jos Albert
Moules et harengs
Les fiancés
La Barque jaune
La moisson
Atelier de l'artiste.
Neige à Saint-Job.
Une Table couverte de fruits, légumes et poissons.
Les Peupliers de la Grave (Hautes Alpes).
Charles Viane.
Matériaux
Techniques
Style
Exposition
Inscriptions
Dimensions
Numéro d'inventaire
Identifiant Urban
Description
Albert Cels, neveu du peintre Cornelis Cels (1778-1859),
s’est affirmé comme un portraitiste et dessinateur remarquable. Il a suivi une
formation artistique rigoureuse à l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles auprès
de Constant Montald (1862-1944) avant de poursuivre son apprentissage à Glasgow
auprès de Jean Delville (1867-1953). Enrichissant son parcours à Paris aux
côtés de Jacques-Émile Blanche (1861-1942), Cels s’oriente brièvement vers les
paysages, notamment dans le Midi de la France. De retour à Bruxelles, il
consacre son talent à la réalisation de portraits, immortalisant l’élite
artistique et intellectuelle de la capitale. Il expose dans des institutions
prestigieuses, comme les Salons des Beaux-Arts de Bruxelles et les Salons
triennaux belges, tout en participant à des expositions à l’étranger.
Visionnaire, il fonde en 1922 Uccle Centre d’Art, dédié à la promotion des
talents locaux.
Le portrait du peintre bruxellois Jos Albert (1886-1981) par
Albert Cels incarne parfaitement le style académique de ce dernier, empreint de
finesse et d’émotion. À travers ce tableau, Cels capte non seulement la
physionomie, mais aussi l’énergie créative de Jos Albert. L’œuvre met en
lumière le respect mutuel entre deux figures de l’art belge, chacune ayant
marqué son époque par sa singularité.
La composition se distingue par son équilibre entre précision
technique et vitalité artistique. Le visage de Jos Albert, minutieusement
détaillé, exprime une profondeur émotionnelle et une certaine introspection. La
lumière douce sculpte ses traits, créant des ombres subtiles qui ajoutent de la
dimension à l’ensemble. Les tons chaleureux, apportent une intimité à la scène,
tandis que les textures des vêtements et des cheveux témoignent de l’expertise
technique de Cels.
Ce tableau dépasse la simple représentation pour devenir un témoignage de la collaboration et du respect entre deux grands artistes. Par son traitement nuancé et sa sensibilité esthétique, Albert Cels capture non seulement un individu, mais aussi l’esprit d’une époque artistique riche et féconde.
Auteur : Association du Patrimoine artistique, D. Prina,
2024
Sources
Sur l’artiste :
« Le peintre Albert Cels », La Gazette
de Charleroi, 13/04/1926, p.1
« Chronique Artistique. M. Cels- M. Crombin », L’indépendance
Belge, 15/04/1926, p. 2
RENÉ, E-J, Dictionnaire biographique des artistes contemporains,
tome 1, A-E, Art & Édition, 1930, p. 255
GUISLAIN, A., « Entretien avec le peintre Albert Cels », Le
Soir, 30/10/1965, p. 1-2
JACOBS, P.M.J.E., Beeldend
Benelux : biografisch handboek, Stichting Studiecentrum voor beeldende
kunst, Tilburg 2000, vol. 1, p. 636
Discussion











![Charles De Freyn, Marché aux chevaux [à la place de la Duchesse de Brabant, Molenbeek-Saint-Jean], huile sur toile, s.d. [vers 1929].<br>](https://collections.heritage.brussels/medias/66/objects/77/200_De_Freyn_web_DSF0188.jpg)






























