Emplacement

parc du Cinquantenaire, Bruxelles

Datation

1925 (inaugurée le 29.01.1927)

Matériaux

Style

Réalisme

Inscriptions

"GENERAL ALBERT THYS 1849-1915 " (texte sur socle)
" Fr.HUYGELEN FRANS HUYGELEN " (signature)
"VERBEYST FONDEUR BRUXELLES" (marque de fonderie)

Dimensions

hauteur 500 cm — largeur 1000 cm — profondeur 400 cm (dimensions approximatives)

Numéro d'inventaire

CIN_SCU_5

Identifiant Urban

53435
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Description

Situé à l’entrée axiale du parc côté ouest, groupe en bronze sur piédestal en pierre bleue, conçu à partir de 1920 par le sculpteur Thomas Vinçotte et exécuté par son confrère Frans Huygelen. Il est inauguré le 29 janvier 1927.

Représentation allégorique féminine, le groupe figure le Génie belge, traité à l’antique, guidant le Congo, qui tient une corne d’abondance. Le piédestal porte un médaillon figurant le profil en bronze du général Albert Thys (1849-1915), 
général attaché à Léopold II dès 1876. Secrétaire pour les affaires coloniales, il soutient les initiatives qui mènent à la création de l’État indépendant du Congo. Fondateur de la Compagnie du Congo pour le Commerce et l’Industrie, il est un acteur clé de l’exploitation économique du Congo et de la propagande coloniale. Thysville (aujourd’hui Mbanza-Ngungu) est la principale étape du chemin de fer entre Matadi et Léopoldville.

Le socle est doté d’ailerons en forme de roue ailée, rappelant l’investissement du général pour l’établissement du chemin fer dans la colonie. Il est en outre bordé d’une balustrade (inventaire patrimoine architectural de la Région de Bruxelles-Capitale).

Dès décembre 1925, le sculpteur Frans Huygelen avait exposé son travail au public. Voici comment L’Indépendance belge décrit le groupe sculpté couronnant l’édifice : « Groupe symbolique du plus beau mouvement, ce monument, qui sera placé à l’entrée du Cinquantenaire, représente deux femmes dont l’une, avec deux ailes sur la tête, symbolise le chemin de fer du Congo, dont le général Thys fut le génial initiateur. Du bras, elle désigne l’espace que le rail va traverser. A ses côtés, une femme indigène porte dans ses bras tous les produits de l’abondance que l’Industrie et le Commerce ont apportés au Congo. Elle symbolise la Colonie et suit le rythme de la civilisation blanche dans sa course vers le Progrès .» (L’Indépendance belge, 24.12.1925)

Sources

DEROM, P., Les sculptures de Bruxelles. Catalogue raisonné, Patrick Derom Gallery, Brussels, 2002, p. 68.

Monument au Général Thys – Inventaire du patrimoine architectural (heritage.brussels)

STANARD, M., The Leopard, the Lion and the Cock. Colonial Memories and Monuments in Belgium, Leuven University Press, Leuven, 2019, p. 121 & 122.

Crédits

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